Journal de campagne de Corinne Farquharson
Candidate d’Echallens Autrement pour la Municipalité, Liste no 2

Jeudi 11 mars
En faisant le ménage dans mes papiers, je suis tombée sur le flyer envoyé le printemps dernier par le SVI, L’Entente et l’UDC aux Challensois, dans le but de les décourager de signer le référendum contre la vente du terrain de Court-Champ à l’Etat de Vaud en vue de la construction d’un gymnase.
«Pensez‑y avant de signer le référendum!»
Surprenant slogan… Il a eu l’effet contraire à celui escompté par ses auteurs et a stimulé notre récolte de signatures. Un partie de la population challensoise ne s’y est pas trompée: le référendum est un droit démocratique, aucun mouvement ou parti ne devrait décourager les citoyens d’en faire usage.
En politique, tout peut parfois sembler bon pour gagner. Approximations et alliances d’un jour font alors bon ménage, tous les coups sont permis, et cela n’a pas manqué lors du référendum contre le choix de l’emplacement du futur gymnase. Selon nos adversaires, nous ne nous opposions pas à l’emplacement en argumentant, nous étions bêtement et égoïstement CONTRE le gymnase… Ils ne nous considéraient pas comme des citoyens usant de leur droit mais comme des «riverains égoïstes» − pour la plupart, nous n’étions pas riverains du futur gymnase, la plupart des personnes qui ont voté NON lors de la votation non plus.
Voulez-vous connaître ma position? Eh bien, j’étais en faveur d’un gymnase à Echallens, mais pas à Court-Champ. Je suis persuadée que les enfants scolarisés en primaire méritaient d’avoir un site rien que pour eux, tout comme les gymnasiens. La solution de Court-Champ est une solution de politiciens, d’opportunistes. Dommage, nos jeunes méritaient mieux que ça.
On nous a aussi reproché d’utiliser le référendum, certains y voyant une attaque déloyale contre nos Autorités. Or, en l’absence de communication officielle, il n’y avait pas d’autres moyens d’informer la population. La Municipalité avait prévu de le faire, mais APRÈS la vente du terrain. Elle avait prévu de mettre les citoyennes et les citoyens devant le fait accompli, pas de les consulter, pas de les faire participer à un choix impactant fortement leur avenir et celui de leurs enfants.
C’est là le cœur du problème. C’est ce genre de fonctionnement que nous remettons en question à Echallens Autrement, c’est à ce genre de gouvernance que nous proposons une alternative.
Cela dit, lancer un référendum n’est pas une mince affaire. Cela nécessite du temps, une bonne dose de ténacité et de l’énergie. De l’énergie que je préférerai toujours investir dans le dialogue plutôt que dans la récolte de signatures.