Et si on parlait d’écologie?

Journal de campagne d’Eric Videlier

Can­di­dat d’Echallens Autrement pour le Con­seil communal

L’amorce de la route de con­tourne­ment à la hau­teur du rond-point de La Chaus­si­az. Les habi­tants de La Chaus­si­az sont mis devant le fait accom­pli par les Autorités actuelles: ce sera là et pas ailleurs… Tant de ter­res arables sac­ri­fiées unique­ment pour déplac­er un prob­lème et per­me­t­tre la sacro-sainte flu­id­ité des pendulaires.

Mar­di 16 février

Ecolo­gie… Cer­tains pour­raient nous reprocher de ne pas traiter ce thème dans notre pro­gramme élec­toral. Mais en est-il vrai­ment absent? 

Si, effec­tive­ment, le mot mag­ique «écolo­gie» n’ap­pa­raît pas dans nos pub­li­ca­tions, il est cepen­dant présent dans nos nom­breuses dis­cus­sions. Alors, pourquoi ne pas le met­tre en avant, pourquoi ne pas le clamer haut et fort?

En ce qui me con­cerne, si je m’intéresse au plus haut point aux dif­férentes études sur le thème de l’effondrement général­isé, l’étiquette «écol­o­giste» ou «écolo­gie» me sem­ble trop restric­tive. Je suis con­scient que cela peut sur­pren­dre, je vais m’expliquer.

A mon avis, le mou­ve­ment écologique est devenu bien plus que la seule défense de la nature et de notre envi­ron­nement, il inclue aujourd’hui des dogmes très poli­tisés aux­quels je ne peux pas for­cé­ment adhér­er. J’admire cepen­dant cer­tains des com­bats qui sont menés par ce mou­ve­ment. Ils ont au moins le mérite de sec­ouer les con­vic­tions des plus cli­ma­to-scep­tiques ou de ceux qui refusent toute atteinte à leur petit con­fort, en sus­ci­tant sou­vent des réac­tions épi­der­miques chez les plus pol­lueurs d’entre nous. Mais d’autres posi­tions de ce vaste mou­ve­ment me parais­sent peu à même de faire bouger suff­isam­ment vite les lignes pour faire face à toutes les crises qui s’accumulent et qui risquent de men­er notre société vers un futur bien dif­fi­cile − voire impos­si­ble − à gérer.

Ce préam­bule peut paraître bien som­bre, mais ras­surez-vous, je suis d’un naturel opti­miste et je con­sid­ère les crises qui nous touchent de plein fou­et comme une oppor­tu­nité à saisir pour pren­dre un salu­taire tour­nant et éviter la col­li­sion de plein fou­et con­tre le mur de l’effondrement – une thé­ma­tique que je ne dévelop­perai pas ici, tant ce sujet est vaste.

Pourquoi, la sit­u­a­tion étant con­sid­érée comme extrême­ment grave, ne pas brandir l’étendard écologique? Parce que je con­sid­ère plutôt que toutes nos réflex­ions et déci­sions doivent impéra­tive­ment être pris­es dans l’optique d’une réduc­tion dras­tique de notre empreinte car­bone. Mais aus­si et surtout parce que je suis per­suadé que le bien-être des Chal­len­sois et des habi­tants de notre dis­trict doit être cohérent avec la bonne san­té de la biosphère dont nous faisons par­tie, qu’on le veuille ou non.

Autrement dit, je pense qu’il faut attein­dre la meilleure résilience pos­si­ble en sauve­g­ar­dant et en réha­bil­i­tant les ressources de notre ter­ri­toire, ce qui passe automa­tique­ment par une ges­tion com­mu­nale visant à faire mieux avec moins. Beau­coup de «solu­tions» nous sont ven­dues, mais ce ne sont finale­ment que des pis-aller.

Deux exem­ples seule­ment. Créer une route de con­tourne­ment? Excel­lente idée pour les riverains directs, sans doute, mais com­bi­en d’hectares de ter­res détru­ites pour un sim­ple déplace­ment des nui­sances qui, de plus, affaib­li­rait nos com­merçants locaux? Le choix fait par Cheseaux, qui a repoussé tout traf­ic en périphérie et dont le com­merce est réduit à sa plus sim­ple expres­sion, devrait nous faire réfléchir…

Faut-il trans­former la zone de la gare − la place et les futurs anciens ate­liers du LEB − pour den­si­fi­er les zones de com­merce et d’habitats et offrir davan­tage de places de park­ing, voire pour per­me­t­tre aux tl d’ajouter des lignes de bus? Ou faut-il faire le choix d’un espace plus ouvert et con­vivial au cœur du bourg, lequel espace serait en out­re la vit­rine accueil­lante de notre petite ville pour les gens venant en trans­ports publics?

Ce que nous voulons, à Echal­lens Autrement, c’est que nos conci­toyens soient vrai­ment écoutés, et surtout enten­dus et com­pris, par les Autorités lors de chaque pro­jet visant à mod­i­fi­er la struc­ture de quelque lieu que ce soit sur notre ter­ri­toire com­mu­nal; nous voulons que les élus soumet­tent au préal­able leurs pro­jets à l’ensemble des Chal­len­sois au lieu de les met­tre devant le fait accompli.

Le bon sens, le débat qui se nour­rit de toutes les idées et les propo­si­tions émis­es par la col­lec­tiv­ité des citoyens, et le respect de notre biosphère dans son ensem­ble, sont à mon hum­ble avis le meilleur moyen d’offrir aux généra­tions mon­tante et à venir des con­di­tions de vie aus­si agréables que pos­si­ble mal­gré les crises mul­ti­ples et inter­con­nec­tées qui se déclenchent.

L’écologie n’est pas un mot ou un argu­ment, ni même un pro­gramme; c’est un état d’esprit que cha­cun d’entre nous se doit d’intégrer dans ses choix indi­vidu­els et communs.

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